
Fiche technique
Nom original
Dôwa Meita Senshi Windaria (童話めいた戦史ウインダリア)
Le guerrier des contes de fées Windaria
Origine
Année de production
1986
Production
Durée
100 minutes
Auteur
Réalisation
Assistant-réalisation
Scénarii
Animation
Hideki Araki, Hiroaki Gôda, Hiroyuki Ikegami, Kazuaki Môri, Kazunori Nakazawa, Kei Hyodo, Minoru Tozawa, Mutsumi Inomata, Satoshi Isono, Satoshi Utsunomiya, Satoru Kobayashi, Shigenori Kageyama, Shinsaku Kôzuma, Shôhei Obara, Yasuichirô Yamamoto, Takafumi Hayashi, Takahiro Toyomashi, Takuya Wada, Toshihiro Kawamoto, Toshimitsu Kobayashi, Yasushi Tanaka, Norimoto Tokura, Ami Tomobuki
Chara-Design
Mecha-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction du son
Layout
Direction photographie
Musiques
Direction de doublage
Coordination
Shigenori Kageyama (animation)
Éditions
Sortie en VHS
septembre 1999 (Kaze)
Synopsis
Le monde de Windaria, qui tient son nom d’un arbre gigantesque qui semble vieux de plusieurs milliers d’années, est divisé en 2 nations : Lunaria et les Terres de l’ombre (Paro et Itha en VO). Le premier, gouverné par l’impératrice Guinebia, est un pays paisible, situé au bord de la mer, et à la végétation florissante. Le deuxième, gouverné par le roi Draco (Lanslot), est un pays fortement industriel, sis sur des collines, et à l’environnement hostile. C’est près des terres de l’ombre, dans un village neutre de la vallée (appelé Saki en VO) que vivent Izun (Izu) et Marine (Marin), deux jeunes gens mariés depuis peu. Alors qu’ils se rendent au marché pour y vendre leurs produits, un accident se produit : les vannes du barrage de Lunaria ont été ouvertes par un saboteur et la mer commence à s’engouffrer dans la ville. N’écoutant que son courage, Izun part fermer les vannes tandis que le saboteur, un envoyé des Terres de l’ombre, est arrêté et amené à l’impératrice Guinebia. Celle-ci, influencée par son conseiller, songe à se venger de Draco, ce qui déplait fortement à sa fille, la princesse Arahnas. En effet, la jeune femme entretient une liaison avec le fils de Draco, le prince Jill, et redoute qu’un conflit éclate entre leurs deux pays. Afin de ne pas peiner sa fille, Guinebia renvoie le saboteur chez lui et demande simplement au roi Draco de payer pour les réparations. Cependant, alors que Jill et Arahnas se promettent de ne jamais lutter l’un contre l’autre, leurs parents commencent à se préparer pour la guerre...
De retour au village, Izun reçoit la visite de Lagado, le conseiller de Draco, qui lui propose de devenir le messager qui permettra aux Terres de l’ombre de communiquer avec Lunaria. Si Izun a été choisi, c’est parce qu’il vit dans la vallée, un territoire neutre. Le jeune accepte alors cette mission, d’autant plus qu’on lui offre un fantastique véhicule volant. Mais Marine est beaucoup moins enthousiaste et tente de le faire changer d’avis. Voyant qu’elle n’y parviendra pas, elle lui offre un poignard légué par son père, afin qu’il puisse se défendre en cas d’attaque.
Lire le synopsis completDe retour au village, Izun reçoit la visite de Lagado, le conseiller de Draco, qui lui propose de devenir le messager qui permettra aux Terres de l’ombre de communiquer avec Lunaria. Si Izun a été choisi, c’est parce qu’il vit dans la vallée, un territoire neutre. Le jeune accepte alors cette mission, d’autant plus qu’on lui offre un fantastique véhicule volant. Mais Marine est beaucoup moins enthousiaste et tente de le faire changer d’avis. Voyant qu’elle n’y parviendra pas, elle lui offre un poignard légué par son père, afin qu’il puisse se défendre en cas d’attaque.
Commentaires
Bien que l’univers heroic fantasy dans lequel se déroule ce film soit on ne peut plus classique, cette œuvre trouve toute son originalité dans les thèmes adultes qu’elle aborde (la trahison, la soif de pouvoir, l’auto-destruction, le suicide, le deuil...). De plus, elle est à la fois poétique et tragique, comme un conte de fées qui se transforme en cauchemar, ce qui est souligné par le contraste entre le character design assez enfantin réalisé par Mutsumi Inomata (Yoko Leda) et la tournure dramatique que va prendre le film. Cette opposition se retrouve aussi dans les musiques symphoniques qui collent aussi bien aux moments d’allégresse qu’aux scènes poignantes, dans l'antagonisme masculin-féminin des deux royaumes (l'un gouverné par un homme et l'autre par une femme) ou encore dans l'hétérogénéité des décors et du mecha design, à la fois rétros et futuristes, qui font écho à notre monde sans lui ressembler vraiment. Enfin, il y a le fameux Windaria du titre, cet arbre millénaire qui a sans doute été témoin de bien des drames et qui apporte un mystère certain... L’aspect le plus marquant est cependant le romantisme désespéré qui a valu au film d’être surnommé le "Roméo et Juliette" japonais (et vous saurez pourquoi si vous lisez le résumé jusqu’au bout).
Ce film est sorti en France alors que la vague "manga" était en train de s’épuiser. D’ailleurs, à l’époque, le label Kaze ne sortait quasiment plus aucun anime et les autres éditeurs ne s’intéressaient qu’aux séries dites "nostalgiques". Ce contexte explique sans doute pourquoi Il était une fois... Windaria est passé complètement inaperçu alors qu’il avait remporté un grand succès au Japon.
La version éditée chez nous a été réalisée à partir de la version remaniée par Harmony Gold, société américaine qui était à la base de Robotech. Et celle-ci est pour le moins peu respectueuse de l’œuvre originale : ainsi, environ 8 minutes ont été coupées (dont une scène où Arahnas est nue pendant quelques instants), les chansons japonaises ont été remplacées par des musiques, certaines scènes ont été placées dans un ordre différent, les noms ont été américanisés et la voix d’un narrateur a été rajoutée pour combler les moments de silence ou les scènes où les personnages ne disent pas tout haut le fond de leurs pensées. Bref, le film a été infantilisé, bien que le résultat ne soit pas aussi horrible qu’on pourrait le penser en lisant ces lignes (du moins, tant qu’on n’a jamais vu le film dans sa version originale). On notera que Kaze a tout de même rendu aux personnages leurs noms japonais, ce qui est déjà un moindre mal.
A noter qu’il existe, au Japon, un roman racontant la même histoire et qui a été édité quelques mois avant la sortie en salles.
Ce film est sorti en France alors que la vague "manga" était en train de s’épuiser. D’ailleurs, à l’époque, le label Kaze ne sortait quasiment plus aucun anime et les autres éditeurs ne s’intéressaient qu’aux séries dites "nostalgiques". Ce contexte explique sans doute pourquoi Il était une fois... Windaria est passé complètement inaperçu alors qu’il avait remporté un grand succès au Japon.
La version éditée chez nous a été réalisée à partir de la version remaniée par Harmony Gold, société américaine qui était à la base de Robotech. Et celle-ci est pour le moins peu respectueuse de l’œuvre originale : ainsi, environ 8 minutes ont été coupées (dont une scène où Arahnas est nue pendant quelques instants), les chansons japonaises ont été remplacées par des musiques, certaines scènes ont été placées dans un ordre différent, les noms ont été américanisés et la voix d’un narrateur a été rajoutée pour combler les moments de silence ou les scènes où les personnages ne disent pas tout haut le fond de leurs pensées. Bref, le film a été infantilisé, bien que le résultat ne soit pas aussi horrible qu’on pourrait le penser en lisant ces lignes (du moins, tant qu’on n’a jamais vu le film dans sa version originale). On notera que Kaze a tout de même rendu aux personnages leurs noms japonais, ce qui est déjà un moindre mal.
A noter qu’il existe, au Japon, un roman racontant la même histoire et qui a été édité quelques mois avant la sortie en salles.
Doublage
Voix françaises (Studio Chinkel) :
Narrateur, Caleb
Marine
Arahnas, Juliette
Jill
Guinebia, Célina
Draco, Lagado
Le conseiller de Guinebia
Femme de Draco
Divers
Dôwa Meita Senshi Windaria © Keisuke Fujikawa / Kaname Production