
Fiche technique
Nom original
Kidô Keisatsu Patlabor The Movie (機動警察パトレイバー the Movie)
Origine
Année de production
1989
Production
Animation
Durée
103 min
Auteur manga
Réalisation
Production
Scénarii
Animation
Chûichi Iguchi, Atsuo Tobe, Yoshio Mizumura, Takahiro Kishida, Toshiharu Murata, Kazuya Takeda, Sumio Watanabe, Hiroyoshi Ôkawa, Masatsugu Arakawa, Toshiharu Satô, Yasuhiro Oshima, Asashi Abe, Eiji Suganuma, Hidetoshi Yoshida, Mitsunori Murata, Hidenori Matsubara, Takayuki Gotô, Keisuke Fukuda, Atsushi Takeuchi, Kazuchika Kise, Matsuri Okuda, Hiroyuki Okiura
Chara-Design
Mecha-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Décors
Layout
Chef coloriste
Montage
Direction photographie
Musiques
Adaptation française
Direction de doublage
Diffusions
1ère diff. Cable/Sat/TNT
02 janvier 2013 (KZTV)
Éditions
Synopsis
En 1999, le manque de place à Tokyô est devenu crucial, si bien qu’un projet immobilier de très grande envergure appelé « projet Babylone » est mis en place. Afin de le mener à bien, des robots géants pilotés par des humains, les Labors, sont utilisés. Mais depuis peu, certains labors ne répondent plus à leur pilote et causent de graves dégâts matériels. La section 2 de la Police Mobile est chargée d’enquêter sur ce phénomène. Très vite, on découvre l’implication d’un homme, Eiichiro Hoba, programmateur du système d’exploitation SHO des Labors, qui a conçu un virus informatique, Babel, afin de contrôler les Labors et leur faire stopper le « projet Babylone »...
Commentaires
Six ans avant Ghost in the Shell, Mamoru Oshii signait un long-métrage atypique qui se démarque des autres films du genre sur plusieurs points. Premièrement, contrairement à ce que pourrait laisser entendre son titre, Patlabor ne se classe pas dans la catégorie "animes mechas". Tout simplement parce qu’ici les Labors n’ont pas le premier rôle, ils ne sont pas au centre du nœud scénaristique du film et n’en constituent qu’une attraction secondaire. Ils ne sont que des "outils" de travail, d’ailleurs leur nom de "Labors" est bien là pour marquer cet état de fait. Il en ressort qu’ils n’apparaissent que très peu à l’écran (au tout début et à la fin du film). Deuxièmement, le rythme est particulier puisqu’il alterne les moments d’actions (notamment l’introduction ultra dynamique et soutenue) et les moments lents et banals où il ne se passe pas grand-chose. Mais c’est justement cette lenteur et cette banalité qui permettent d’entrer progressivement dans l’histoire et d’être attentif à l’intrigue policière. Le réalisateur prend le temps de placer les pions et les composantes scénaristiques qui feront avancer le schéma d’investigation. Enfin, procédé audacieux, l’antagoniste principal, Eiichiro Hoba, n’apparait jamais à l’écran (excepté lors d’un bref passage avant l’introduction où l'on aperçoit à peine une partie de son visage).
Toute la force du film réside dans ce personnage qui est sans aucun doute la donnée essentielle de cette œuvre. Bien que ce personnage meurt avant même que l’histoire débute, il parviendra tout de même à atteindre son objectif (au moyen d'un plan étudié à la perfection) en réussissant post mortem à piéger les héros de l’histoire. De plus, même si on ne le voit jamais, qu’on ne l’entend jamais parler (ce qui donne le sentiment qu’il s’agit d’un être extraordinaire) et qu’on ne le connait que par son suicide au tout début du film, le réalisateur parvient à nous faire connaitre ses sentiments, ses goûts, ses motivations et même ses doutes métaphysiques au travers de passages méditatifs durant les investigations des deux inspecteurs dans les anciens quartiers délabrés, mais aussi par les rapports d’enquête ou encore les déductions du Capitaine Goto songeur et lui-même admiratif d’Hoba d’une certaine manière!
Avec ce personnage, Oshii créé un personnage fort, énigmatique voire même effrayant comme le montre une scène surréaliste et terrifiante où des corbeaux aux yeux rouges encerclent Noa sur le toit de l'Arch! De plus, au travers de lui, Oshii signe une critique sur l’urbanisme sauvage opéré dans Tokyo (symbolisé par l’Arch) et renié par ce personnage. Une critique qui brille par une mise en abîme de la Tokyo moderne et de la ville métaphorique de Babylone ou l'on voit que Oshii s'amuse à utiliser l'ancien testament comme grille de lecture des sinistres dessins d'Hoba.
Et petit clin d’œil pour les fans de Ghost in the Shell, signalons que le système d’exploitation SHO (Babel) inventé par Hoba n’est rien d’autre que "l’ancêtre spirituel" du Puppet Master...
Toute la force du film réside dans ce personnage qui est sans aucun doute la donnée essentielle de cette œuvre. Bien que ce personnage meurt avant même que l’histoire débute, il parviendra tout de même à atteindre son objectif (au moyen d'un plan étudié à la perfection) en réussissant post mortem à piéger les héros de l’histoire. De plus, même si on ne le voit jamais, qu’on ne l’entend jamais parler (ce qui donne le sentiment qu’il s’agit d’un être extraordinaire) et qu’on ne le connait que par son suicide au tout début du film, le réalisateur parvient à nous faire connaitre ses sentiments, ses goûts, ses motivations et même ses doutes métaphysiques au travers de passages méditatifs durant les investigations des deux inspecteurs dans les anciens quartiers délabrés, mais aussi par les rapports d’enquête ou encore les déductions du Capitaine Goto songeur et lui-même admiratif d’Hoba d’une certaine manière!
Avec ce personnage, Oshii créé un personnage fort, énigmatique voire même effrayant comme le montre une scène surréaliste et terrifiante où des corbeaux aux yeux rouges encerclent Noa sur le toit de l'Arch! De plus, au travers de lui, Oshii signe une critique sur l’urbanisme sauvage opéré dans Tokyo (symbolisé par l’Arch) et renié par ce personnage. Une critique qui brille par une mise en abîme de la Tokyo moderne et de la ville métaphorique de Babylone ou l'on voit que Oshii s'amuse à utiliser l'ancien testament comme grille de lecture des sinistres dessins d'Hoba.
Et petit clin d’œil pour les fans de Ghost in the Shell, signalons que le système d’exploitation SHO (Babel) inventé par Hoba n’est rien d’autre que "l’ancêtre spirituel" du Puppet Master...
Doublage
Voix françaises (Studio S.T.A.R.T.) :
Noah Izumi
Asuma Shinohara
Shinobu, Kanuka
Goto, Sakaki
Shinshi, Ohta, détective Matsui
Shige
Voix additionnelles
Sources
Kidô Keisatsu Patlabor The Movie © Masami Yuki / Bandai, Tohokushinsha Film, Headgear