
Fiche technique
Nom original
Tekkonkinkreet (鉄コン筋クリート)
Origine
Année de production
2006
Production
Animation
Durée
111 minutes
Auteur manga
Réalisation
Michael Arias, Hiroaki Andô (co-réalisation)
Production
Scénarii
Story-boards
Chara-Design
Mecha-Design
Direction de l'animation
Superv. en chef de l'anim.
Direction artistique
Direction de la 3D
Musiques
Direction de doublage
Gén. VO interpreté par
ASIAN KUNG-FU GENERATION (générique de fin)
Diffusions
1ère diffusion hertzienne
24 mars 2009 (Canal+)
1ère diff. Cable/Sat/TNT
20 février 2009 (Canal+ Cinéma)
Rediffusions
Éditions
Sortie en DVD / Blu-ray
26 février 2008 (Columbia Tristar)
Synopsis
Dans les rues de Trésor Ville, deux orphelins font la loi. Le plus jeune, Blanc, est insouciant et lunaire ; le plus âgé, Noir, est au contraire impulsif et violent. Ensemble, ils forment le gang des Chats (appelés ainsi en raison de leur agilité à grimper aux murs et à sauter de toit en toit) et s’opposent aussi bien à la police qu’aux yakuzas. Aussi, lorsqu’un homme étrange nommé « le Serpent » souhaite prendre le contrôle du quartier pour y bâtir un nouveau parc d’attractions, les deux enfants devront faire face à des tueurs, mais aussi à leurs propres démons.
Commentaires
En 1993, Taiyo Matsumoto ébranle le milieu du manga avec la publication du premier volume d’Amer Béton par la richesse de son écriture et son graphisme très particulier inspiré par Moebius. Le récit complet – publié en trois volumes – sera un véritable choc pour Michael Arias, opérateur d’effets spéciaux américain expatrié au Japon, qui entreprendra dès lors de l’adapter au cinéma. Il s’associe avec Koji Morimoto du studio 4°C pour concevoir en 1998 un pilote de 4 minutes mêlant animation 3D et cel-shading. Malgré une diffusion deux ans plus tard dans les plus importantes manifestations consacrées aux nouvelles images comme le Siggraph ou Imagina, les financeurs ne se présenteront pas et le projet est enterré.
En 2003, Michael Arias sympathise avec la productrice Eiko Tanaka durant leur participation commune à Animatrix et la convainc de soutenir l’adaptation d’Amer Béton. Le film se retrouve mis en chantier et abandonnera au passage l’esthétique du pilote au profit d’une approche hybride entre une animation 2D très graphique et la liberté des mouvements de caméra permise par la 3D.
À l’image du manga d’origine, le film propose un scénario fouillé où les différents thèmes se répondent, faisant de l’ensemble une œuvre bien plus atmosphérique que ne pourraient le laisser croire ses nombreuses scènes d’action (par ailleurs, assez violentes). Bien que centré sur les deux orphelins qui à la fois s’opposent et se complètent comme le yin et le yang, le récit s’attarde tout autant sur les yakuzas, entre le parrain traditionaliste et son protégé ambitieux ; pendant ce temps, les policiers tentent de maintenir l’ordre comme ils peuvent dans cette ville qui oscille en permanence entre tradition et modernité. Et la mise en scène d’Arias est entièrement orientée dans ce sens avec des cadrages hyper-composés (plongées, contre-plongées extrêmes, plans obliques, déformations en fish eye), mais aussi des effets de découpage peu usités en dessin animé (jump cut, travellings complexes, effet de caméra portée) qui contribuent à faire de la ville un personnage à part entière, qui respire et transforme les protagonistes autant que ces derniers cherchent à la transformer. Cette lutte permanente contre le cours inévitable du temps font d’Amer Béton un film aussi sombre dans son constat désillusionné sur la société japonaise que lumineux à travers ce désir inébranlable du bonheur incarné par le personnage de Blanc. Malgré des critiques dithyrambiques, la France n’aura droit qu’à une distribution de 10 copies en salles.
À l’image du manga d’origine, le film propose un scénario fouillé où les différents thèmes se répondent, faisant de l’ensemble une œuvre bien plus atmosphérique que ne pourraient le laisser croire ses nombreuses scènes d’action (par ailleurs, assez violentes). Bien que centré sur les deux orphelins qui à la fois s’opposent et se complètent comme le yin et le yang, le récit s’attarde tout autant sur les yakuzas, entre le parrain traditionaliste et son protégé ambitieux ; pendant ce temps, les policiers tentent de maintenir l’ordre comme ils peuvent dans cette ville qui oscille en permanence entre tradition et modernité. Et la mise en scène d’Arias est entièrement orientée dans ce sens avec des cadrages hyper-composés (plongées, contre-plongées extrêmes, plans obliques, déformations en fish eye), mais aussi des effets de découpage peu usités en dessin animé (jump cut, travellings complexes, effet de caméra portée) qui contribuent à faire de la ville un personnage à part entière, qui respire et transforme les protagonistes autant que ces derniers cherchent à la transformer. Cette lutte permanente contre le cours inévitable du temps font d’Amer Béton un film aussi sombre dans son constat désillusionné sur la société japonaise que lumineux à travers ce désir inébranlable du bonheur incarné par le personnage de Blanc. Malgré des critiques dithyrambiques, la France n’aura droit qu’à une distribution de 10 copies en salles.
Doublage
Voix françaises (Studio Dubbing Brothers) :
Blanc
Kimura
Suzuki dit le Rat
le Serpent
Fujimura
Sawada
Crépuscule
Crédits
Auteur : Klaark
Tekkonkinkreet © Taiyo Matsumoto / Aniplex, Asmik Ace Entertainment, Shogakukan Inc, Dentsu