Le Portrait de Petite Cosette

Le Portrait de Petite Cosette

Cossette no shôzô

2004
3

Fiche technique

Nom original
Cossette no shôzô (コゼットの肖像)
Origine
Année de production
2004
Production
Animation
Nombre d'épisodes
3
Réalisation
Chara-Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction des décors
Conception / Rech. Décors
Direction photographie
Musiques
Direction de doublage

Diffusions

1ère diff. Cable/Sat/TNT
Mars 2010 (KZTV)
Rediffusions
Septembre 2010, mars 2011 (KZTV)

Éditions

Sortie en DVD
28 April 2005 (Kaze)

Synopsis

Eiri Kurahashi est un jeune homme qui travaille dans une boutique d’antiquités pour payer ses études. Un jour, il reçoit un verre vénitien datant du XVIIIème siècle dans lequel il aperçoit le reflet d’une étrange jeune fille blonde. Très vite, Eiri, qui n’a jamais connu l’amour, devient obsédé par cette apparition, au point d’inquiéter Shôko Mataki, sa collège à la boutique, mais aussi Yuu Saiga et Zenshinni de Shakado, deux jeunes femmes dotées de pouvoirs surnaturels. Peu à peu, Eiri devient la victime d’hallucinations de plus en plus horribles qui lui font voir l’assassinat de la jeune fille dont il est amoureux et qui se nomme Cosette d’Auverge (Cossette en VO). Sa vie va davantage basculer dans la folie lorsqu’un tableau signé Marcello Orlando arrive à la boutique. En effet, ce tableau représentant Cosette elle-même permet à celle-ci de prendre vie sous les yeux d’Eiri. Il apprend ainsi que sa bien-aimée est victime d’une malédiction dont lui seul peut la délivrer. Mais en scellant un pacte avec elle, ne risque-t-il pas de céder son âme au diable?

Commentaires

Cette courte série d’OAV, qui s’inspire très librement du "portrait de Dorian Gray", roman écrit par Oscar Wilde (dont une citation est utilisée en ouverture du premier opus) a beaucoup fait parler d’elle à l’époque de sa sortie. Il faut dire que la mise en scène de Akiyuki Shinbo est extrêmement originale, le réalisateur étant connu pour ses cadrages atypiques (contre-plongées, images déformées ou placées de travers) et son traitement inédit des couleurs (qui sont tantôt très froides, tantôt très chaudes et toujours envahissantes), effets qu’il avait déjà utilisés dans la série The Soultaker. Cette réalisation plonge le spectateur dans le surréalisme qui donne l’impression d’être, à l’instar du héros, plongé dans les méandres de la folie. A cela s’ajoute ici des éléments macabres (sang suintant des objets, corps en décomposition, crânes, manoirs lugubres) qui renforcent le côté gothique et des références à l’Europe romantique telle que la fantasment les Japonais pour les scènes moins sombres. On remarque aussi des images de synthèses un peu trop voyantes mais plutôt réussies comparé à d’autres œuvres nippones de la même époque.
Au final, ce ballet d’images envoutantes (qui sont accompagnées par une partition envoûtante de Yuki Kajiura) n’aura pas marqué durablement le public, sans doute parce que le scénario était, contrairement à la réalisation, peu original (et les personnages sont peu développés). Pour autant, cette œuvre magistralement réalisée mérite le coup d’œil.

A noter qu’il existe un manga homonyme en deux volumes signé Asuka Katsura et disponible en France chez Asuka (Kaze Manga).

Doublage

Voix françaises (Studio de Saint Maur) :

Cosette d’Auvergne, Shôko Mataki
Eiri Kurahashi
Marcello Orlando

Crédits

Auteur : Arachnée

Sources

http://www.dvdanime.net/ (images)

Cossette no shôzô © / Aniplex