
Les Looney Tunes Passent à l'Action
Looney Tunes : Back in Action
Fiche technique
Nom original
Looney Tunes : Back in Action
Origine
Année de production
2003
Production
Durée
90 minutes
Auteur
Réalisation
Production
Producteur exécutif
Scénarii
Animation
Direction de l'animation
Direction artistique
Décors
Costumes
Musiques
Adaptation française
Direction de doublage
Diffusions
1ère diffusion hertzienne
26 février 2007 (France 3)
Rediffusions
Éditions
Sortie en DVD
7 juillet 2004 (Warner Home Vidéo)
Synopsis
S’estimant lésé par rapport à Bugs Bunny, Daffy Duck réclame plus de reconnaissance et se voit en réponse purement et simplement licencié des studios Warner par Kate Houghton, la nouvelle vice-présidente du département Comédie. Les frasques du canard lors de son escapade entraînent également au chômage D.J. Drake, le vigile qui était chargé de l’expulser. Fils du célèbre acteur Damian Drake – super-espion à l’écran –, le jeune homme reçoit un message de son père, qui s’avère être un espion dans la vraie vie : ce dernier lui demande de partir à la recherche du Singe Bleu, un diamant aux pouvoirs magiques convoité par Mr. Chairman, le président mégalomane de la compagnie ACME. Réalisant que Daffy était un élément indispensable à la réussite des cartoons, Kate part avec Bugs pour retrouver le canard sous peine d’être licenciée à son tour. Le quatuor sera réuni pour une aventure qui les mèneront à Las Vegas, à Paris, en Afrique et aussi dans l’espace.
Commentaires
Après l’énorme succès de Space Jam, la Warner est de nouveau convaincue de capitaliser sur le succès des Looney Tunes au cinéma. Mais le projet de suite est abandonné aussi rapidement qu’il fut envisagé suite au désistement de Michael Jordan. D’autres célébrités sont approchées pour faire des films dérivés du même concept : Spy Jam avec Jackie Chan mais aussi Race Jam avec le coureur automobile Jeff Gordon. Tous deux seront également annulés pour être remplacé par un film autonome laissant véritablement la part belle à la personnalité des toons. La réalisation est alors confié à Joe Dante, cinéaste pourtant loin d’être en odeur de sainteté auprès d’Hollywood depuis l’échec de Small Soldiers (1998) mais dont la passion pour les cartoons de l’Âge d’Or et l’amitié avec Chuck Jones font de lui le metteur en scène idéal. C’est d’ailleurs en hommage à Jones que Dante accepte de faire le film, lui qui avait essayé dans le passé d’adapter au cinéma l’autobiographie du créateur de Bip-Bip et Coyote. Son ambition à la lecture du scénario est de faire un “anti-Space Jam”, film qu’il déteste car ayant détruit l’essence des toons selon lui.
Le projet est tenu secret jusqu’à sa sortie en salles. La critique sera totalement divisée par le résultat et le public, qui s’attendait à un blockbuster familial de fin d’année, s’est retrouvé face à un équivalant cartoon du film S.O.B. (1981) de Blake Edwards, à savoir une charge cinglante contre le système hollywoodien qui a décidé de renoncer à toute forme de subtilité au point de flirter avec le suicide commercial. Ce qui, au passage, ne manqua pas d’arriver et éloigna un temps Joe Dante des studios de cinéma. En effet, Les Looney Tunes passent à l’action est un film qui passe son temps à se moquer de lui-même et du système dont il est issu. Le scénario, volontiers absurde, est placé au niveau de la liberté permise par le dessin animé en même temps qu’il grossit les travers d’une industrie hollywoodienne plus cynique que jamais, entre le politiquement correct, les placements de produits et les exploitations de concepts jusqu’à la lie. Les personnages humains sont tournés en ridicule (à commencer par Steve Martin cabotinant à foison dans le rôle du président d’ACME) et ne cessent de commenter l’absurdité des codes du cartoon dont ils sont témoins ou victimes.
À l’instar de Gremlins 2 : La Nouvelle Génération réalisé en 1990, Joe Dante utilise un univers fortement établi comme prétexte à une vision satirique du monde, tout en laissant ses personnage contaminer le cadre du récit dans de grands délires visuels. Transitions incongrues, ruptures de ton, destructions fréquentes du 4e mur, références en pagaille à la science-fiction des années 50 (comme toujours chez le réalisateur), Les Looney Tunes passent à l’action se joue des barrières entre les espaces pour suivre sa propre logique. Son esprit délirant et désabusé ainsi que le fait qu’il s’agisse du dernier film des années 2000 à mêler prises de vues directes et animation classique en font une œuvre déconcertante, imparfaite mais néanmoins attachante.
Le projet est tenu secret jusqu’à sa sortie en salles. La critique sera totalement divisée par le résultat et le public, qui s’attendait à un blockbuster familial de fin d’année, s’est retrouvé face à un équivalant cartoon du film S.O.B. (1981) de Blake Edwards, à savoir une charge cinglante contre le système hollywoodien qui a décidé de renoncer à toute forme de subtilité au point de flirter avec le suicide commercial. Ce qui, au passage, ne manqua pas d’arriver et éloigna un temps Joe Dante des studios de cinéma. En effet, Les Looney Tunes passent à l’action est un film qui passe son temps à se moquer de lui-même et du système dont il est issu. Le scénario, volontiers absurde, est placé au niveau de la liberté permise par le dessin animé en même temps qu’il grossit les travers d’une industrie hollywoodienne plus cynique que jamais, entre le politiquement correct, les placements de produits et les exploitations de concepts jusqu’à la lie. Les personnages humains sont tournés en ridicule (à commencer par Steve Martin cabotinant à foison dans le rôle du président d’ACME) et ne cessent de commenter l’absurdité des codes du cartoon dont ils sont témoins ou victimes.
À l’instar de Gremlins 2 : La Nouvelle Génération réalisé en 1990, Joe Dante utilise un univers fortement établi comme prétexte à une vision satirique du monde, tout en laissant ses personnage contaminer le cadre du récit dans de grands délires visuels. Transitions incongrues, ruptures de ton, destructions fréquentes du 4e mur, références en pagaille à la science-fiction des années 50 (comme toujours chez le réalisateur), Les Looney Tunes passent à l’action se joue des barrières entre les espaces pour suivre sa propre logique. Son esprit délirant et désabusé ainsi que le fait qu’il s’agisse du dernier film des années 2000 à mêler prises de vues directes et animation classique en font une œuvre déconcertante, imparfaite mais néanmoins attachante.
Doublage
Voix françaises (Studio Dubbing Brothers) :
D.J. Drake, Brendan Fraser
Bugs Bunny
Daffy Duck, Pépé le Putois
Kate Houghton
Mr. Chairman
Damian Drake
Dusty Tails
''Maman''
Sylvestre, Sam le Pirate
Charlie le Coq, Taz
Elmer Fudd
Mémé
Titi
Marvin le Martien
Porky Pig, Speedy Gonzales
Scooby-Doo, Matthew Lillard
Sammy
Acteurs & Actrices
D.J. Drake, lui-même
Kate Houghton
Mr. Chairman
Damian Drake
Dusty Tails
''Maman''
Mr. Smith
Crédits
Auteur : Klaark
Looney Tunes : Back in Action © Joe Dante / Warner Bros, Baltimore Spring Greek Productions, Goldmann Pictures, Lonely Films Productions