
Fiche technique
Nom original
Kumo no mukô, yakusoku no basho (雲のむこう、約束の場所)
L’endroit promis, par-delà les nuages
Origine
Année de production
2004
Production
Durée
91 minutes
Auteur
Réalisation
Scénarii
Direction technique
Makoto Shinkai, Yoshio Suzuki (assistant)
Chara-Design
Direction de l'animation
Superv. en chef de l'anim.
Direction artistique
Musiques
Adaptation française
Direction de doublage
Gén. VO interpreté par
Ai Kawashima (générique de fin)
Éditions
Sortie en DVD
15 avril 2009 (Pathé Vidéo)
Sortie en DVD / Blu-ray
11 janvier 2017 (Kaze)
Synopsis
Dans une réalité alternative à la nôtre, le Japon a été coupé en deux à la suite de ce que l’on appelle "la scission". L’île d’Hokkaido a été annexée par l’Union tandis que le reste de l’archipel est tombé sous la domination des Américains. C’est dans le territoire contrôlé par ces derniers, en 1996, que vivent trois adolescents de quinze ans : Hiroki Fujisawa, Takuya Shirakawa et Sayuri Sawatari. Ceux-ci sont fascinés par une immense tour s'élevant au-delà es nuages et qui a été construite par l’Union. Hiroki et Takuya sont bien décidés à construire un avion qui leur permettra de rejoindre la tour et font la promesse à Sayuri qu’ils l’emmèneront avec eux. Malheureusement, à la fin de l’été, l’adolescente disparait du jour au lendemain et les deux garçons sont trop tristes pour continuer leur projet. Trois ans plus tard, Takuya a rejoint un grand laboratoire où des scientifiques tentent de créer un passage vers un univers parallèle tandis qu’Hiroki mène une vie d’étudiant bien morne. Un jour, il reçoit une lettre de Sayuri où il apprend ce qui est arrivé à celle-ci. A partir de ce moment-là, le jeune homme va décider de reprendre son projet et va devoir pour cela reprendre contact avec Takuya afin de le convaincre de l'aider...
Commentaires
Ce film est le premier long-métrage de Makoto Shinkai (Voyage vers Agartha, The Garden of Words), qui n’avait réalisé jusque là que quelques courts et un moyen-métrage de 25 minutes, The Voices of a Distant Star, en 2002. Il a travaillé dessus pendant 2 ans, en s’entourant d’une équipe plus large que sur l’anime précité (où il avait presque tout fait tout seul !) Si le résultat s’avère visuellement époustouflant, notamment grâce à des décors très travaillés et des couleurs saturées et très riches, l’animation reste assez basique et on notera énormément de plans fixes et de travellings, même si ceux-ci participent à l’ambiance du film. Car c’est justement l’atmosphère de La Tour au-delà des Nuages qui en fait son principal intérêt : le lien intime des trois héros sert de principal fil narratif et c’est l’évolution de celle-ci qui permet au film de changer plusieurs fois de ton au cours de ses 91 minutes. Ainsi, on passera de la joie à la tristesse en passant par l’angoisse tout en explorant au gré des flashbacks la richesse de la relation qui s’est nouée entre les trois amis et qui va au-delà d’une simple promesse.
Comme dans beaucoup de films d’animation japonais, le thème du passage à l’âge adulte est traité en filigrane, Sayuri incarnant pour ses deux amis le regret – voire le refus – de quitter l’adolescence. On pourra simplement regretter qu’en se concentrant sur ces liens intimes, Makoto Shinkai néglige les autres aspects de son récit : ainsi, tout est juste esquissé et on ne connaîtra pas les détails de la construction de la fameuse tour ou sa raison d'être (et encore moins pourquoi elle est liée à Sayuri), pas plus qu’on n’aura de précisions sur ce qui a provoqué la scission...
A noter qu’il existe un manga en 1 volume scénarisé par Makoto Shinkai lui-même et dessiné par Mizu Sahara, sorti au Japon en 2006, ainsi qu’une nouvelle écrite par Shinta Kanô en 2005. Les deux sont inédites chez nous. Petite anecdote : Chobi, le chat que l’on voit vers la fin du film, tient son nom d’un autre félin que l’on voit dans le court-métrage réalisé par Shinkai en 1999, Kanojo to kanojo no neko (Elle et son chat).
Comme dans beaucoup de films d’animation japonais, le thème du passage à l’âge adulte est traité en filigrane, Sayuri incarnant pour ses deux amis le regret – voire le refus – de quitter l’adolescence. On pourra simplement regretter qu’en se concentrant sur ces liens intimes, Makoto Shinkai néglige les autres aspects de son récit : ainsi, tout est juste esquissé et on ne connaîtra pas les détails de la construction de la fameuse tour ou sa raison d'être (et encore moins pourquoi elle est liée à Sayuri), pas plus qu’on n’aura de précisions sur ce qui a provoqué la scission...
A noter qu’il existe un manga en 1 volume scénarisé par Makoto Shinkai lui-même et dessiné par Mizu Sahara, sorti au Japon en 2006, ainsi qu’une nouvelle écrite par Shinta Kanô en 2005. Les deux sont inédites chez nous. Petite anecdote : Chobi, le chat que l’on voit vers la fin du film, tient son nom d’un autre félin que l’on voit dans le court-métrage réalisé par Shinkai en 1999, Kanojo to kanojo no neko (Elle et son chat).
Doublage
Voix françaises (Studio NDE Productions) :
Hiroki Fujisawa
Sayuri Sawatari
Takuya Shirakawa
Maki Kasahara
Okabe
Tomizawa
Arisaka
Docteur
Fille
Kana
Officier
Travailleur
Travailleur
Crédits
Auteur : Arachnée
Kumo no mukô, yakusoku no basho © Makoto Shinkai / CoMix Wave