Perfect Blue

Perfect Blue

Perfect Blue

1997
78 minutes

Fiche technique

Nom original
Perfect Blue (パーフェクト・ブル)
Origine
Année de production
1997
Durée
78 minutes
Réalisation
Direction technique
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction du son
Chef coloriste
Direction photographie
Direction de doublage

Diffusions

1ère diffusion hertzienne
7 juin 2001 (Canal+)
1ère diff. Cable/Sat/TNT
26 décembre 2007 (Canal+ Cinéma)
Rediffusions
12, 24 et 26 juin 2001 (Canal+)
26 novembre 2017 (J-One)
du 17 juin au 02 juillet 2019 (OCS Choc)
29 septembre 2021 (Mangas)

Éditions

Sortie en VHS
2000 (HK Vidéo)
Sortie en DVD
20 mars 2003 (HK Vidéo)
Sortie en DVD / Blu-ray
24 mai 2017 (Kaze)

Synopsis

Après près de deux ans et demi, la jeune Mima décide de mettre un terme à sa carrière musicale au sein du trio des Cham, un "girls band" japonais, pour se lancer dans le métier d’actrice. Comme tout groupe musical, les Cham véhiculent évidemment leur lot d’admirateurs et de fans qui acceptent plus ou moins bien ce changement touchant leur idole vénérée. L’entourage de Mima est lui-même partagé sur cette orientation qu’elle souhaite donner à sa carrière et ses premiers pas sur les plateaux de tournage s’avèrent plutôt limités...

Prise au piège de ce monde différent de celui qui était le sien auparavant, elle va devoir mettre ses principes de côté en tournant une scène osée et posant devant un photographe coutumier des magazines érotiques. Le doute, l’inquiétude et la tristesse s’emparent d’elle, d’autant plus qu’elle découvre avec effroi qu'en plus des menaces et avertissements qu’elle reçoit désormais régulièrement, ses moindres faits et gestes sont retranscrits sur le Web par un inconnu qui l’épie du matin au soir. Et en parallèle, des meurtres fréquents ont lieu non loin d'elle...

Commentaires

Supervisé par Katsuhiro Otomo (Akira, Steamboy), Perfect Blue a marqué lors de sa sortie le cinéma d'animation japonais, par le côté adulte et très dur de ce thriller psychologique. Kon Satoshi était un réalisateur inconnu qui venait alors d'entrer dans le monde des grands. Cet univers qui tourne autour des "otakus", Satoshi décide d'en dénoncer les dérives, et nous livre une héroïne, Mima, qui se perd elle-même dans une sorte de schizophrénie, tandis que les cadavres s'accumulent autour d'elle. On notera d'ailleurs diverses références plus ou moins visibles du réalisateur (Seven, Usual Suspects, Basic Instinct ou les thrillers à la Hitchcok). Basé sur la nouvelle éponyme de Yoshikazu Takeuchi, Perfect Blue critique également la société de consommation japonaise, et notamment l'industrie de l'animation où seul le profit compte (de plus en plus en tout cas) de nos jours.

A noter enfin que Perfect Blue n'était pas prévu en film au début, mais simplement pour la vidéo (plusieurs épisodes). De nombreuses scènes d'origine ont par la force des choses été coupées pour tenir dans un seul film, tout en essayant de garder cette tension grandissante, grâce notamment à un montage efficace. Ce film aurait très bien pu être tourné avec des acteurs, on ne s'étonnera donc pas qu'une adaptation live (inédite chez nous) a été réalisée par la suite.

Doublage