
Fiche technique
Nom original
Bakemono no ko (バケモノの子)
Origine
Année de production
2015
Production
Animation
Durée
119 minutes
Auteur
Réalisation
Assistant-réalisation
Production
Producteur exécutif
Scénarii
Animation
Chara-Design
Design
Direction de l'animation
Direction artistique
Direction de la 3D
Décors
Chef coloriste
Musiques
Adaptation française
Direction de doublage
Hervé Icovic, Ouahiba Djema (assistant)
Gén. VO interpreté par
Mr. Children (générique de fin)
Diffusions
Éditions
Synopsis
Ren est un jeune garçon fugueur abandonné par son père et qui vient de perdre sa mère. Il tombe par hasard sur un monde parallèle au nôtre, le Royaume des Bêtes peuplés d'animaux anthropomorphes, où un évènement important va se dérouler : le Grand Maître (un lapin) qui guide le peuple va prendre sa retraite et se réincarner et doit désigner un successeur.
Deux prétendants à sa succession s'opposent et doivent s'affronter en duel. Le premier est le sanglier Iôsen, dont la force n'a d'égale que sa grande sagesse et qui est respecté de tous. Le deuxième est l'ours Kumatetsu, son rival et son exact contraire. S'il est très fort, il est aussi bourru que paresseux, il ne supporte pas qu'on le défie et est la risée du royaume. Il décide de prendre sous son aile Ren, qu'il rebaptise Kyuta, pour en faire son disciple et pour l'entrainer.
L'entente est très difficile au départ : maître et disciple ont tous les deux un sâle caractère et se disputent souvent, et Ren/Kyuta doit souvent se débrouiller seul, malgré les conseils des seuls amis de Kumatetsu, Tatara (un singe moqueur) et Hyakushûbo (un prêtre bon et avisé). Mais, au fil du temps, ils finiront par s'apprécier mutuellement, et les deux feront de nets progrès, Ren devenant un combattant hors-pair tandis que Kumatetsu s’assagit et devient plus patient, plus sage. Mais une menace inattendue les guette...
Deux prétendants à sa succession s'opposent et doivent s'affronter en duel. Le premier est le sanglier Iôsen, dont la force n'a d'égale que sa grande sagesse et qui est respecté de tous. Le deuxième est l'ours Kumatetsu, son rival et son exact contraire. S'il est très fort, il est aussi bourru que paresseux, il ne supporte pas qu'on le défie et est la risée du royaume. Il décide de prendre sous son aile Ren, qu'il rebaptise Kyuta, pour en faire son disciple et pour l'entrainer.
L'entente est très difficile au départ : maître et disciple ont tous les deux un sâle caractère et se disputent souvent, et Ren/Kyuta doit souvent se débrouiller seul, malgré les conseils des seuls amis de Kumatetsu, Tatara (un singe moqueur) et Hyakushûbo (un prêtre bon et avisé). Mais, au fil du temps, ils finiront par s'apprécier mutuellement, et les deux feront de nets progrès, Ren devenant un combattant hors-pair tandis que Kumatetsu s’assagit et devient plus patient, plus sage. Mais une menace inattendue les guette...
Commentaires
Le Garçon et la Bête est le 5ème long-métrage de Mamoru Hosoda (La Traversée du Temps, Summer Wars, Les Enfants Loups - Ame et Yuki), réalisateur qui a su imposer un style unique où l'humanité des récits se prête au fantastique.
L'animation est, comme toujours chez Hosoda, d'excellente facture, en particulier durant les scènes de combats qui recèle de superbes effets. Il faut noter que pour ce film le character-design n'a pas été signé par Yoshiyuki Sadamoto, qui avait travaillé sur les précédents films du réalisateur. Ici, c'est Hosoda et deux autres animateurs qui occupent ce poste. De manière générale, la direction artistique est très bonne et déborde d'idées.
Si visuellement, le film n'a presque rien à envier à une œuvre du studio Ghibli, il est également scénaristiquement très abouti : comme les précédents films du réalisateur, le fantastique est judicieusement mêlé à une thématique réaliste et humaniste. Après l'adolescence et la maternité, Hosoda aborde cette fois la paternité et la difficulté d'un père et un fils (biologique ou non) à s'entendre. Mamoru Hosoda a d'ailleurs eu l'idée du scénario après la naissance de son premier enfant, ses doutes et ses peurs sur cet évènement l'ayant grandement inspiré dans la conception de ses personnages. Une grande attention a donc été portée afin de mieux rendre, à l'écran, cette relation conflictuelle tout en mettant en avant un monde imaginaire, ses codes, etc. La littérature est également mise en avant, avec notamment de nombreuses allusions à Moby Dick, autant sur la forme que sur le fond.
Le film sort le 11 juillet 2015 au Japon et un petit peu plus tard en France, le 13 janvier 2016, par un distributeur et non des moindres : Gaumont ! Il est heureux de voir qu'une société cinématographique d'aussi grande importance s'intéresse au réalisateur et contribue au gain d'intérêt pour l'animation japonaise, au même titre que Disney avec le Studio Ghibli. Malheureusement, le film n'a pas eu le résultat escompté, ce qui découragea Gaumont à distribuer le prochain film de Mamoru Hosoda, Mirai, qui aborde cette fois le thème de la fraternité. En revanche, au Japon, le film a eu un énorme succès, se hissant à la deuxième place au box-office.
La version française est particulièrement soignée, l'adaptation étant très bonne et ayant eu l'intelligence de ne pas infantiliser le film (Kumatetsu conserve un langage cru et parfois vulgaire) tandis que les comédiens ont été, dans l'ensemble, bien choisis et investis dans leurs personnage. Cependant, comme dans la version originale, on sent que certains comédiens sont peu habitués à cet exercice.
L'animation est, comme toujours chez Hosoda, d'excellente facture, en particulier durant les scènes de combats qui recèle de superbes effets. Il faut noter que pour ce film le character-design n'a pas été signé par Yoshiyuki Sadamoto, qui avait travaillé sur les précédents films du réalisateur. Ici, c'est Hosoda et deux autres animateurs qui occupent ce poste. De manière générale, la direction artistique est très bonne et déborde d'idées.
Si visuellement, le film n'a presque rien à envier à une œuvre du studio Ghibli, il est également scénaristiquement très abouti : comme les précédents films du réalisateur, le fantastique est judicieusement mêlé à une thématique réaliste et humaniste. Après l'adolescence et la maternité, Hosoda aborde cette fois la paternité et la difficulté d'un père et un fils (biologique ou non) à s'entendre. Mamoru Hosoda a d'ailleurs eu l'idée du scénario après la naissance de son premier enfant, ses doutes et ses peurs sur cet évènement l'ayant grandement inspiré dans la conception de ses personnages. Une grande attention a donc été portée afin de mieux rendre, à l'écran, cette relation conflictuelle tout en mettant en avant un monde imaginaire, ses codes, etc. La littérature est également mise en avant, avec notamment de nombreuses allusions à Moby Dick, autant sur la forme que sur le fond.
Le film sort le 11 juillet 2015 au Japon et un petit peu plus tard en France, le 13 janvier 2016, par un distributeur et non des moindres : Gaumont ! Il est heureux de voir qu'une société cinématographique d'aussi grande importance s'intéresse au réalisateur et contribue au gain d'intérêt pour l'animation japonaise, au même titre que Disney avec le Studio Ghibli. Malheureusement, le film n'a pas eu le résultat escompté, ce qui découragea Gaumont à distribuer le prochain film de Mamoru Hosoda, Mirai, qui aborde cette fois le thème de la fraternité. En revanche, au Japon, le film a eu un énorme succès, se hissant à la deuxième place au box-office.
La version française est particulièrement soignée, l'adaptation étant très bonne et ayant eu l'intelligence de ne pas infantiliser le film (Kumatetsu conserve un langage cru et parfois vulgaire) tandis que les comédiens ont été, dans l'ensemble, bien choisis et investis dans leurs personnage. Cependant, comme dans la version originale, on sent que certains comédiens sont peu habitués à cet exercice.
Doublage
Voix françaises (Studio By Hervé Icovic) :
Kumatetsu
Ren/ Kyuta (enfant)
Ren/ Kyuta (jeune)
Kaede
Hyakushûbo
Tatara
Ichirôhiko (enfant)
Ichirôhiko (jeune)
Jirômaru (enfant)
Jirômaru (jeune)
Le Grand Maître
Le père de Ren
Crédits
Auteur : mauser91
Bakemono no ko © Mamoru Hosoda / Tôhô, VAP, Nippon Television Network Corp.