
Fiche technique
Nom original
Robostory
Origine
Année de production
1985
Production
Nombre d'épisodes
52 x 13 min.
Auteur
Igor Bogdanov (Idée originale), Grichka Bogdanov (Idée originale), Michel Pillyser, Bernard Kessler, Francis Lax
Réalisation
Producteur exécutif
Scénarii
Direction de la production
Animation
Chara-Design
Textes
Francis Lax (Dialogue)
Direction de l'animation
Musiques
Gén. VF interpreté par
Diffusions
1ère diffusion hertzienne
23 novembre 1985 (Canal+ - Cabou Cadin)
Rediffusions
21 janvier 1987 (TF1 - Vitamine)
3 juillet 1987 (TF1 - Croque Vacances)
11 septembre 1989 (TF1 - Avant L'Ecole)
3 juillet 1987 (TF1 - Croque Vacances)
11 septembre 1989 (TF1 - Avant L'Ecole)
Synopsis
La petite Myrtille, accompagnée par son chien Loufi, se retrouve sur la planète Verte, après que son vaisseau se soit échoué. Elle est recueillie par les Robors, de gentils robots parmi lesquels on trouve le vieux robot (chef du village), Roboradar (un robot jaune un peu rondouillet), Robocanique, Roboclochard (vivent à l’extérieur du village et toujours une bouteille d’huile à la main en guise de boisson) et de Robomagique (une sorte de légende chez les Robors : il apparaît de nul part quand les Robors sont en très grand danger pour les sauver).
Mais attention, les belliqueux Rotors, une armée de robots noirs commandés par Retorblanc, veulent conquérir la planète... Retorblanc et son armée sont des robots un peu bêtes (Retorblanc pouvant tenir une longue conversion avec son écho), ont très peur du tout petit chien Loufi, et sont surtout incompétents, ce qui exacerbe leur chef suprême, une entité nommée Vénéré (dont on entend que la voix venue des cieux). La plupart du temps, Vénéré punira Retorblanc en donnant une couleur noir à son armure, signifiant qu’il est redevenu simple soldat et en lui disant "Et n'oublies pas; tu es un minable". Myrtille, quant à elle, va essayer de récupérer son vaisseau spatial qui a été récupéré justement par les Rotors après sont crash, afin de pouvoir retourner sur Terre...
Lire le synopsis completMais attention, les belliqueux Rotors, une armée de robots noirs commandés par Retorblanc, veulent conquérir la planète... Retorblanc et son armée sont des robots un peu bêtes (Retorblanc pouvant tenir une longue conversion avec son écho), ont très peur du tout petit chien Loufi, et sont surtout incompétents, ce qui exacerbe leur chef suprême, une entité nommée Vénéré (dont on entend que la voix venue des cieux). La plupart du temps, Vénéré punira Retorblanc en donnant une couleur noir à son armure, signifiant qu’il est redevenu simple soldat et en lui disant "Et n'oublies pas; tu es un minable". Myrtille, quant à elle, va essayer de récupérer son vaisseau spatial qui a été récupéré justement par les Rotors après sont crash, afin de pouvoir retourner sur Terre...
Commentaires
Dans les années 80, Jack Lang, ministre de la Culture de l’époque, décida de mettre en place un plan de relance du Dessin Animé Français, le « plan Image », pour lequel il débloqua un crédit important dans le but de favoriser la production en aidant les studios. C’est à ce moment que Belokapi, qui ne produisait alors que des séquences ou dessins animés à courte durée (5 min), releva le défi en se lançant dans la fabrication de séries d'animation dite "lourdes" pour la télévision (26x26 ou 52x13) en même temps que le nouveau studio France-Animation. Le challenge de ces deux maisons de production était de faire des dessins animés à des coûts de fabrication compétitifs tout en promouvant une certaine "qualité française". Donc Belokapi se lança dans le projet de Robostory et France-Animation dans Les Mondes engloutis. Pour réduire le coût de production, les producteurs décidèrent de baisser le salaire des employés. Contrairement à ce qui se passa à France-Animation où il n’y avait quasiment que des techniciens accédant pour la première fois à la pratique de leurs métiers, l'équipe de Robostory, forte de son expérience et majoritairement syndiquée, refusa de transiger sur les salaires, estimant que les coûts de fabrication pouvaient être concurrentiels avec des minima ratifiés conventionnellement. Belokapi produisit Robostory pour un coût de 42 000 Fr/minute alors que dans le même temps, France-Animation produisit Les Mondes engloutis à 52 000 Fr/minute avec des salaires inférieurs d'environ 50%.
Robostory faillit passer à la trappe quand TF1 mit Bélokapi en difficulté au cours de la fabrication (qu'elle devait financer à hauteur du quart de son budget) en se retirant du montage, obligeant Nicole Pichon à trouver cette somme auprès des banques. Et une deuxième fois quand la chaîne annula la diffusion de Robostory, pourtant commandée au temps de Hervé Bourges, quand la Une fut privatisée. De ce fait, la maison de production perdit beaucoup d’argent étant donné que les espoirs de commercialisation des droits dérivés se furent envolés, et dût rembourser les avances consenties par les fabricants de jouets et par les éditeurs. Ce dessin animé fut tout de même diffusé dans des pays anglophones comme l’Angleterre et l’Australie. Pour la petite histoire, Bélokapi fut en liquidation début 1988 par le groupe Bayard, qui en avait pris le contrôle, alors que des séries étaient en cours telles que "Ys La Magnifique" coproduction franco-canadienne d'envergure internationale (cette série s'inspirait d'une légende bretonne).
Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous encourage à lire l'article de Jean-Luc Ballester se trouvant dans les sources.
Robostory faillit passer à la trappe quand TF1 mit Bélokapi en difficulté au cours de la fabrication (qu'elle devait financer à hauteur du quart de son budget) en se retirant du montage, obligeant Nicole Pichon à trouver cette somme auprès des banques. Et une deuxième fois quand la chaîne annula la diffusion de Robostory, pourtant commandée au temps de Hervé Bourges, quand la Une fut privatisée. De ce fait, la maison de production perdit beaucoup d’argent étant donné que les espoirs de commercialisation des droits dérivés se furent envolés, et dût rembourser les avances consenties par les fabricants de jouets et par les éditeurs. Ce dessin animé fut tout de même diffusé dans des pays anglophones comme l’Angleterre et l’Australie. Pour la petite histoire, Bélokapi fut en liquidation début 1988 par le groupe Bayard, qui en avait pris le contrôle, alors que des séries étaient en cours telles que "Ys La Magnifique" coproduction franco-canadienne d'envergure internationale (cette série s'inspirait d'une légende bretonne).
Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous encourage à lire l'article de Jean-Luc Ballester se trouvant dans les sources.
Doublage
Voix françaises :
Myrtille
Vénéré, Robomécanicien
Vieux Robot, Roboradar
Robocanique
Retorblanc
Robostory © B. Kessler, F. Lax, M. Pillysser / Belokapi